MANOWAR - ISS Dome, Düsseldorf (GER) - 2016.01.30
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Line Up :
Eric Adams : Vocals.
Joe DEMAIO : Bass.
Donny HAMZIK : Drums.
Karl LOGAN : Guitar.
Setlist :
01. THE MIRACLE AND FINALE (INTRO).
02. DIE FOR METAL.
03. CALL TO ARMS.
04. THE SONS OF ODIN.
05. KINGS OF METAL.
06. FALLEN BROTHERS (KARL LOGAN GUITAR SOLO).
07. BASS SOLO (STING OF THE BUMBLE BEE)
08. ASCENSION.
09. KINGS OF KINGS.
10. HAND OF DOOM.
11. THE LORD OF STEEL.
12. HOUSE OF DEATH.
13. THE DAWN OF BATTLE.
14. HAIL AND KILL.
15. JOE DEMAGIO'S SPEECH.
16. WARRIORS OF THE WORLD UNITED.
17. BLACK WIND, FIRE AND STEEL
18. THE CROWN AND THE RING (LAMENT OF THE KINGS) (OUTRO)

Bon, il est 16h15, et si on y allait tout doucement nous ? Il y a tout de même presque 250 bornes à faire. Gédéon truste l'arrière de la Twingo ; mission : surveiller les éventuels agresseurs sournois qui profiteraient d'un instant de concentration plus axé vers l'avant du véhicule pour nous dépasser traîtreusement. Pourquoi Gédéon ? Parce que c'est quand même un soldier boy de métier d'une part, mais surtout parce que que moi à l'arrière d'une Twingo trois portes, ça fait un peu « Dumbo part en camping », on dirait un sac à dos. Et Randy alors ? C'est le seul des trois à conduire et à avoir le permis donc, sa place est toute trouvée.
Voyage sans encombres sous une pluie battante et malgré une déviation due à des travaux sur l'autoroute, nous sommes sur place bien à temps, merveille d'efficacité que cette rigueur et cette organisation toutes germaniques, sur ce point là on a encore beaucoup à apprendre en Belgique. Messieurs de Forest National, d'Anvers ou de Werchter, un petit stage outre-Rhin vous ferait le plus grand bien.
Pénétrons dans ce temple dévolu au hockey sur glace en première intention. Petit exercice de traduction pour aider notre Gédéon qui ne pratique pas l'allemand et, comme il le doit si bien, il lit l'anglais mais ne le comprend pas ! D'emblée c'est le bouchon après avoir fait 5 mêtres à l'intérieur, because quoi ? Because on est à côté du merchandising de Manowar et ça s'agglutine, s'entasse, s'interpelle, s'invective, ça suffit ! Le groupe américain Manowar draîne un public tres typé, ce sont des purs et durs du Métal, des « Die-Hard fans » pour qui le groupe est un mode de vie de de pensée, ce qui est plus dangereux. Pourquoi ? Au niveau des textes, Manowar, c'est comme si tu plongeais à pieds-joints dans l'imagerie médiévale, et la mythologie Scandinave. Odin, le Valhalla, les Rois, la guerre, le sang, le sacrifice et… le Métal of course. Vous y ajoutez un soupçon de femmes sculpturales dénudées en admiratoion devant les Héros et vous voilà bien implantés dans le décor. Pour le signe de reconnaissance des adeptes de Manowar, regardez les photos 2 et 3 et ne croyez pas que c'est pour déconner, ça se fait le plus sérieusement du monde.

Au niveau sonore, Manowar est le groupe qui joue le plus fort sur la planète d'une part, et, ils sont dans le Guiness Book Of records avec le concert de Métal le plus long du monde : 5h13 de live d'affilée. Comme ça vous êtes prévenus.
20h00, les lumières s'éteignent et la sono balance « The Miracle And Finale » les quatre musiciens prennent place et « BOUM » c'est parti avec « Die for Metal ». Je dois vous avouer que je n'ai plus vu le groupe depuis trente ans mais que mis à part le fait que les costumes en peau de bête on fait place aux tenues en cuir noir, j'ai l'impression de n'avoir rien raté. L'appel aux armes « Call To Arms » et un public qui réagit aux sollicitations de ses maîtres, dans la foule, on a fait le plein de blondasses peroxydées au larges décoletés et aux poitrines généreuses . Il y a tellement de tatouages par-dessus que ça ne donne même pas envie d'y jeter un œil, ça fait peut-être mythologie mais certainement pas mythe au logis en ce qui me concerne, je préfère plus subtil. Je n'en dirai pas plus.

Manowar, c'est puissant mais ça joue juste. Le band est conduit par Eric Adams, un chanteur qui à migré de l'opéra classique vers le métal. Et alors ? me direz-vous . Allez sur Youtube, tapez Manowar – Nessun Dorma et écoutez la version live de ce chef-d'oeuvre extrait du « Turandot » de Puccini et vous saurez de quoi il retourne, allez, faites-le mais asseyez vous bien.
Hommage aux proches du groupe disparus lors de « Fallen Brothers » avec projection de photos où on revoit l'ex-batteur Scott Colombus, Christopher Lee, Orson Welles, Ronnie James Dio ou encore Lemmy. Chaque image est acclamée comme il se doit par la foule. S'en suit le celèbre et impressionnant solo de basse de Joe DiMagio sur le thème du « Vol du Bourdon »
Après ça se gâche un peu, pas en qualité mais en diversité et pendant 25 minutes, même si c'est toujours musicalement parfait, on s'ennuie, ça tourne en rond avec un battteur qui nous fait une overdose d'utilisation de la double pédale en continu et puis les morceaux s'enchaînent tellement vite que j'ai l'impression d'n'en avoir entendu qu'un seul alors qu'ils viennent d'en jouer cinq. A mon avis, limités par les thèmes des chasons et cette volonté d'être plus vrais que vrais, les musicos sont prisonniers de leur imagerie et ça s'essoufle au niveau diversité.
Grand moment de « n'importe quoi » lors du Speech de Joe DIMAGIO, seul en scène avec un micro et une bière pendant de trop longues minutes. C'est consternant et d'une pauvreté affligeante. Le sexe et les femmes en sont le fil conducteur et le « F*** word » est utilisé au moins une fois dans chaque phrase prononcée. Il terminera sa diatribe, et en allemand svp, par une apologie de l'Allemagne et de leurs fans qui sont les meilleurs au monde avec notamment Sam au premier rang qui assiste à son 100ème concert de Manowar ! Heureusement, on retrouve un peu de fraîcheur pour la dernière partie du concert qui s'achève par la diffusion du thème de la Couronne et de l'Anneau déversé par la puissante régie d'amplification.
En résumé, ça joue toujours très bien mais c'est devenu trop linéaire, il manque des classiques plus anciens comme « Battle Hymns », « Hail To England » ou encore « Defender » pour que ça soit bon et surtout varié. En plus, payer 90 euros pour un concert aussi court (1h30) ça fait cher la minute surtout compte tenu du fait que les thèmes de début et de fin sont des bandes-son et qu'il y a deux soli (guitare et basse) sans oublier, mais comment le pourrait-on, le speech de Mr. DiMagio. Je crois que sans changements radicaux dans la setlist, je n'y retournerai plus car je n'ai pas ressenti le frisson des années de gloire.
Le retour ? Impeccable merci.
Mitch » ZoSo » Duterck



















