Maanrock. dag 1 met Birame, JLM, Tje, K4, Sint-Mettetuin & Speeltuin - Mechelen, le 21 août 2025
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Maanrock est un festival urbain gratuit à Mechelen (Malines) se déroulant du 21 au 24
août. Divers styles de musique et spectacles sont proposés sur plusieurs scènes.
Chaque année, le festival séduit plus de 100 000 visiteurs.
Le concert de Birame, prévu à 19 h45, débute avec un retard de plus d'un quart d'heure.
Entre temps, la foule remplit l'espace du «Sint-Mettetuin (jardin Saint Mette)». Près du
bar, des chaises longues et des parasols sont installés. Les festivaliers en profitent pour
se désaltérer avec de la bière locale.
Le décor du concert est bien planté. Birame revendique son identité queer. Devant moi, il
y a un spectateur, tout excité, qui porte une jupe et des boucles d'oreilles. Le
commentaire d'un spectateur « Wat een cirkus (quel cirque) ». Rédiger une chronique de
concert, c'est aussi un constat de l'évolution de la société dans le cadre d'activités
culturelles.
Retournons à la musique. Les compositions de Birame sont une fusion de R&B et de
pop, un melting-pot de genres et de sons différents. Sur la scène est installée une
immense croix. Cela représente un symbole pour Biname. Il a rencontré de nombreuses
difficultés liées à son homosexualité et à ses racines sénégalaises très pieuses. Peut-
être a-t-il connu son chemin de croix comme Jésus, et que la musique l'a sauvé ?
Entre deux concerts, les organisateurs de Maanrock ont prévu des prestations de DJ sur
la scène intitulée «Speelplein (Plaine de jeux)». JLM, une jeune dame est derrière les
platines pour de l'Afrohouse (un mélange d'éléments synthétisés et d'instruments
organiques comme les congas et les claviers), reprenant la musique de la diaspora
africaine et de l'Afrotech, aux origines sud-africaines.
Retour vers la « Sint-Mettetuin » pour le groupe TJE. «Tje » en néerlandais est un suffixe
diminutif. Par exemple : foto – fottootje, diner – dinertje. Le groupe musical est formé de
Lindy Versyck (chant), Melvin Slabbinck (guitare) et Klaas Leyssen (basse). Le nom de
leur groupe correspond à leur approche en utilisant un nombre restreint d'instruments
afin d'explorer les possibilités de leurs instruments avec des dissonances et des textures
inattendues.
Sur scène, le bassiste et le guitariste jouent en quête de nouvelles sonorités. Chaque
note devient essentielle, pesée avec soin, dans un langage sonore épuré, mais dense. La
chanteuse trémousse sans cesse. Parfois, il n'est pas évident de suivre les chansons sur
un fond de post-rock expérimental. Des sons électroniques accompagnent également les
compositions. Cela reste un avis personnel. Les amateurs de Portishead, Björk et Fever
Raye apprécieront.
Vers la fin de la soirée, avant que je reprenne le train et traverse quatre provinces,
j'apprécie le collectif de Djs « K4 » sur la scène «Speelplein (Plaine des jeux)» qui se
démarque par un style de mix original. Reprenant le meilleur du trap/rap, du R&B et de
l'afropop. Comme la première DJ sur la scène « Speelplein », c'est le bordel organisé.
Des personnes montent sur scène, prennent des selfies, puis disparaissent dans la foule.
C'est l'esprit africain de la fête. Du coup, cette ambiance se répand dans le public, en
connexion avec la culture musicale africaine et découvrant de nouveaux sons.
Le Maanrock, c'est une opportunité de découvrir les talents locaux, passer un bon
moment entre familles et amis. Le soleil et des températures clémentes sont au rendez-
vous.








