FRAGILE à War Raok’n Roll anniversaire de DISTOUFER - La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 29 mai 2026
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FRAGILE à War Raok’n Roll anniversaire de DISTOUFER - La Grande Ourse, Saint-Agathon, le 29 mai 2026
L'affiche de l'événement annuel depuis 2022, s'étoffe et évolue au point de devenir quasi incontournable dans le secteur. D'ailleurs plus de 1000 personnes s'y rendent chaque soir sans qu'on se sente tassés, vu que les concerts alternent intérieur, extérieur, portes ouvertes et porte-monnaie fermé sauf pour te rassasier ou t'hydrater.
Malgré quelques gouttes les années passées, on se plait toujours à prendre la température... très chaude sur scène.
4 groupes par jour et Michel a déjà claqué ses 2 premiers reports. Je ne claque pas la porte et je prends ma part du gâteau.
J'entends 'C'est qui le prochain groupe?' Attention d'Angers, Fragile vient de là :
Manuel Franc : basse
Jean-Baptiste Habsiger : guitare
Josic Jégu : guitare
Baptiste Pelletier : chant
Félix Sourice : batterie
J'avais beaucoup aimé feu LANE avec des ex. Thugs et Daria, combo au programme demain aussi.
Félix est, en effet, l'un des souriceaux, de Pierre-Yves Sourice des Thugs et associés dans Lane avec tonton Eric des Thugs encore, vous suivez toujours?
Après COVID, ils s'attèlent à un mini-disk en 2023 et un autre moins mini en 2025 'Big big smile' produit... devinez par qui? Camille Belin, non pas Bertrand, mais celui de Daria.
Tous ont déjà un background musical divers, disons simplement que la lignée de musiciens excités (avec les formations citées ci-dessus) est respectée.
FRAGILE se situe au milieu et à l'intérieur (de la salle). Entrée en matière dans la pénombre et la lumière ne fut pas beaucoup ou parfois stroboscopique.
Le Post-punk hardcore se signe dès l'entrée sur la scène. On entend tout dans "Santander". Le rythme élevé et les guitares brossées s'évertuent à installer un climat orageux. Baptiste hurle avec conviction et Josic joue au derviche tourneur avec guitare et au cabri qui saute un peu partout, quelle souplesse! Y'en a qu'on essayé... Pour Jean-Baptiste, le rebond, c'est sur place. Avec tous ces mouvements sur scène, tes yeux commencent à convulser. Quant aux riffs métalliques, ils autorisent la mélodie mélancolique. Tueur né!
"Winter at the museum" ralentit un tout petit poil. Baptiste tire la langue et sur les cordes de sa voix et ses potes sur celles des guitares. Manuel prend des positions de tour de Pise en arrière. Lorsqu'ils entonnent le refrain en chant choral en émulsion, l'euphorie est palpable dans l'air.
Manuel y va en grands écarts sur "Waterfall", à la voix déchirée, et débuté par une explosion. Le morceau saccade et t'entraine dans une urgence incontrôlable.
Grosse basse sur un motif de batterie martial, le son de guitare s'évapore et le chant déclame d'abord avant de chanter posément cette fois. "Celebrate" lâche un peu le post punk pour des harmonies mais finit par péter un plomb. Du lourd!
L'intensité ne faiblit pas avec "Take care" tout en balancements. Baptiste tient le micro à 2 mains et penche la tête pour tout envoyer, parfois suivi par les cris de ses acolytes. Un passage, avec un pattern de batterie plantant des piquets d'abord, avant une accélération après mi-parcours, bien sentie, qui te colle au fond du baquet. Au final, le chant perdure seul en lamentations bouleversantes.
Josic prolonge, esseulé, sur un gimmick répétitif à la gratte puis il donne de sa voix, triste. 'Please don't come inside' marque la bascule, basse/batterie se mettent ensuite à faire trembler les murs puis, c'est tous ensemble qu'ils se lancent sur "Murmuration". Murmuration? C'te blague! Le morceau prend aux tripes et ne les lâche plus, alternant dépouillement et explosions. T'as qu'une envie, c'est de beugler en gesticulant comme un malade!
La combinaison des 2 guitares apporte une puissance phénoménale portées par une rythmique pas en reste et les voix qui s'élèvent au dessus avec force.
La tension ne baisse pas sur "A reason why", démarré avec 3 guitaristes bondissant face au batteur, qui lance l'assaut par des claquements. Le chant, tout en émotion, de Baptiste participe au côté particulièrement mélodieux du titre, addictif. L'éclair du riff t'aveugle et t'en redemandes! A reason why? Ben c'est comme ça et pas autrement!
L'intro tire sur le métal des cordes, pour un chant toujours aussi concerné et une rythmique infatigable. Au coeur de "Little things", toutes les voix dehors (une de leurs spécialité) font monter l'exaltation.
L'écho enchaine sur "For later" s'estompant puis la batterie roule sur un accord sombre. La voix, plaintive, rampe chaotiquement. Le morceau progresse puissamment puis s'éteint.
Baptiste arpente la scène et encourage ses partenaires. Le ton rebondissant de "Tiny ghosts and disco lights" les incite à continuer leur séance de cardio et lui de hurler à en perdre la voix.
Baptiste rend son tablier, il s'est assis sur l'estrade de la batterie. Josic nous refait le coup de "Murmuration", cri et frottement sobre de cordes faisant monter l'angoisse. L'intro, longue, contribue à la durée du morceau le plus étiré de leur répertoire "Wallflower". L'accord devient rythmique et invite les instruments dédiés à l'accompagner. Si tu tapes pas du pied, c'est que t'es unijambiste! La puissance dans l'orchestration t'emplit et tu plonges avec délectation dans la morosité ambiante. Trop beau!
"Laugh/cry", choisis... ou pas! Cordes sèchement frottées, rythme carré, la chant vient se placer sur un ton revendicatif. D'autres lignes vocales viennent souligner de façon décalée. Le morceau agit en insistant, il ne lâche rien.
Marre de se faire engueuler, Béber se barre, fragile, il a besoin qu'on le libère.
Conclusion avec "Model" au chant un peu plus en lamentation 'I'm sick'. La cadence, vive, ne faiblit jamais sauf lorsqu'elle disparait lors des stops. Au second, la guitare sonne en réverbérences cristallines et la voix revient, fatiguée d'abord, puis bordée par d'autres vocaux virils.Enfin l'instrumentation revient accompagner le chant, progressivement reboosté, et qui s'achève en screaming.
Hopopopopopop, c'est quoi qui vient de se passer là? On reste interloqués devant tant d'énergie déployée sans compter. La sueur doit couler de la mèche aux chaussettes en passant par le slip.
FRAGILE en pleurs, un bloc des plus solides!
SETLIST
01-Santander
02-Winter at the museum
03-Waterfall
04-Celebrate
05-Take care
06-Murmuration
07-A reason why
08-Little things
09-For later
10-Tiny ghosts and disco lights
11-Wallflower
12-Laugh/cry
13-Model







