Road to Rock 7 - Cité Culture - Laeken - le 11 octobre 2014

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About: 
Road to Rock 7 - Cité Culture - Laeken - le 11 octobre 2014
Artist: 
Road to Rock 7
Date: 
11/10/2014
Venue: 
Cité Culture
Place: 
Laeken
Your Reporter on the Spot: 
Michel Preumont texte - JP Daniels photos

Road to Rock 7 - Cité Culture - Laeken - le 11 octobre 2014

 
Septième édition du Festival Road to Rock, toujours à  la Cité Culture à Laeken.
Après l'édition Made in Brussels, l'équipe propose une affiche cosmopolite, avec comme top of the bill du power metal allemand et du melodic metal multinational caserné en Ecosse.
Avec JP on se dit ça va être plein à craquer, ben, non, un maigre public a convergé vers la belle salle de Laeken.
Pas de bol pour la sympathique brigade du Road to Rock qui s'était coupée en quatre pour que l'événement ait de l'allure et se déroule parfaitement.
A qui la faute?
Pas à mon père, pas à ma mère...mais certains groupes, n'ayant pas emmené grand monde, peuvent se poser des questions!
 
 
Pas Dead By Papercut, le groupe de Zemst qui a acheminé plus de 25 fans vers l'Avenue de l'Arbre Ballon.
16:30', Thomas Schuermans (Vocals/Guitars) - Wouter Decoster  (lead Guitars/B-Vocals) - Nick De Cocker (Drums) et Marinus Eekman (Bass Guitars) en piste.
Un mélange de fossiles et de jeunes loups aux dents longues, le noyau du band faisait partie de Dustface qui a mordu la poussière.
Au stand merchandising, des T-shirts seyants et un CD ' The Devil is a Joke'( qui sort officiellement en novembre).
Genre?
Old skool hard rock bien carré et qui ne  se prend pas la tête.
Drum'n bass lancent 'Shut the fuck up', un truc qui secoue de manière virile.
Pas de fioritures stériles, 'Many People' a baigné dans le même moule que la plage précédente.
Une ballade, 'Lady of the House' précède 'Unending hate' aux senteurs Metallica, dans ses moments les plus calmes.
Pour varier les plaisirs, les gars de Zemst/Zaventem balancent un instrumental lyrique, 'The Beginning' puis enchaînent sur le catchy 'No Control'.
Malgré un signe de l'organisation indiquant que c'est l'heure de regagner les vestiaires, DBP décide de tirer  une dernière cartouche, le musclé 'Dead men's quote'.
Le groupe ne va pas innover le hard rock mais son set tient la route!
 
17:20', horaire respecté: Forevermore!
 
 
Sans prévenir le groupe de Namur/Jambes entame son exercice, une intro symphonique, avant l'arrivée d'un frontman moustachu, de cuir noir vêtu, chevelure de jais, raybans assortis, Forevermore au complet ( Phil Thiange - Sébastien Dupont - Nicolas Boinon - Julien Defosse et Ced "Nacho" Barragan) embraye sur 'Shining in the darkness', titre repris sur leur EP ' Darklight of the sun'.
Un gars te signale que plusieurs membres ont un passé, qu'on les a vus au sein de Master of Rebellion, Devil Throat ou Darklight of the sun'.
Ils prétendent être influencés par Judas Priest, on veut bien les croire, mais Nacho se la joue Freddie Mercury, époque 'Sheer Heart Attack'.
'Awake' un hymne guerrier, pour éveiller ceux qui s'étaient assoupis après le pousse-café.
Puis vient l'incandescent 'Hellfire' suivi par le nerveux  'Spirit of Fight' .
Un rien exhibitionniste le Nacho, son timbre lui permet d'atteindre des sommets Cordillère des Andes, un hic, il doit se pencher vers les feuillets de lyrics, de là-haut il faut de bonnes jumelles.
Oui, Sébastien, tu peux leur montrer comment faire de la dentelle à la basse quand on a un physique de camionneur!
L'héroïque 'The epic march' à la Scorpions et le blasphématoire  ' Damned be the Gods' précèdent la cover de Iron Maiden, 'The Trooper'.
Un show honnête,mais faut aimer les clichés!

18:20': Hot for Doom.

 
 
Un trio aus  Brüsel qui comme les précédents emmanche son set sans crier gare.
T'as lu 'Doom', t'as compris, comme ce sont des zinneke, t'as aussi compris l'astuce, godverdomme!
Martin (batterie), Raoul (basse) et Beaver (guitare / vocals) en avaient marre d'être comparés à une baleine, ils ont changé d'identité et gravé deux singles.
'Go through the Rye' , un brin de Black Sabbath, une pincée de Sludge, du stoner en poudre, et le bouton power poussé au maximum autorisé par nos législateurs.
Rien de bien neuf à l'horizon!
Les titres relativement similaires vont se succéder pendant une quarantaine de minutes, sur la playlist on a lu: 'Whisper', 'Colors', 'Beaver needs to shelter' un titre dédié à la Patrouille des Castors et à Pollux, ' Deaf' pas destiné aux aveugles et aux muets ni à ceux qui s'excitent sur le flipper, 'Brother', 'Never to be tamed', Mister F' et 'My contribution'.
De l'efficacité et du punch.... 
Originalité: zéro, sauf un détail, la guitare a piqué une banderole aux poulets, elle dit: ' do not cross, police line', il s'en sert comme guitar strap!

19:20': Emperors of Decay.

 
 
5 janvier 2013: vainqueurs du Zennetoer!
D'autres palmes ont suivi: 
- 2014 Rock Edegem - first place!!!
- 2013 Schil on Stage - first place!!!
- 2013 Red Bull Bedroom Jam - first place!!!
Les Louvanistes n'ont plus rien à prouver, partout ils laissent, comme à Dour, les spectateurs pantois.
A Laeken, les empereurs furent le premier groupe à sortir le public de sa léthargie.
Zont de la gueule,  Patrick Mues - lead vocals/guitars, Kenneth confiture  Matterne – guitars, Alain Mues – bass et Erik Thomas - drums, un sourire carnassier aux lèvres, ils saluent les gentils kiekefretters, hello, motherfuckers, we gaan beginnen: une intro incisive, suivie du flashy  'Shit for brains'.
Comme à Halle, la ressemblance avec AC/DC est frappante.
Une voix off débite un discours électoral, les kaisers enclenchent, ' Piece of teenage ass' auquel ils collent une version lourde de ' Harder, better, faster, stronger' de Daft Punk.
Quelques salades en français Tobback ik drink Stella, puis vient ' Down on all fours'.
Une rythmique pas bidon, des guitares saignantes, une présence scénique vaillante, de l'humour, enfin, un groupe qui nous fait vibrer.
'Buzz Ride', allez voir le clip sur YouTube, zegt Alain: des filles,des nichons, des fusées, des explosions... pas recommandé aux intellectuels de gauche.
' Mad Demon', a very hard and long song, nous promet-on.
Une outro et bye, bye!
Il leur reste 5', pour rire ils parlent de reprendre Dream Theatre mais c'est 'I wanna be somebody' de WASP qui y passe.
Emperors of Decay ou l'esprit rock'n roll, ils ont réussi à faire passer les précédents pour des puceaux boutonneux!

Premiers signes de retard sur l'horaire: Eden's Curse.

 
 
Une des têtes d'affiche et une déception!
Le groupe de melodic metal  a du métier à revendre, normal, il est né en 2006, a sorti quatre full cd's, foulé un nombre impressionnant de scènes internationales, pourtant son set longuet fut à ce point soporifique, qu'avec JP on n'a pas arrêté de scruter la tocante pour voir quand allait prendre fin cette enfilade de mélodies rock simpliste, tubesque, bourré de memorable choruses et d'effets faciles.
Rien à dire quant à la qualité technique des musiciens, ni aux capacités vocales du Serbe  Nikola Mijić, si ce n'est que son timbre proche de celui de John Waite ( The Babys) lasse au bout de 30'.
Le pédigrée des membres  (Nikola Mijic (Vocals), Thorsten Koehne (Guitar), Paul Logue (Bass), Steve Williams (Keys), John Clelland (Drums)) est impressionnant.
Nikola avant de rejoindre Eden's Curse a fait partie d'Alogia -  Thorsten, l'Allemand était chez Code Of Perfection ,  Demon Drive et Attack -Paul, l'Ecossais, un des membres fondateurs au même titre que Thorsten a joué avec Cry Havoc - Steve, une recrue plus récente, qu'on entendra peu,  s'est promené chez Power Quest ou Dragon Heart  et John, arrivé en 2013, a tenu les baguettes pour Code of Silence.
Le titletrack du dernier bébé ' Symphony of Sin' ouvre les hostilité et fait illusion, du métal mélodique typique: un chant haut perché, des guitares héroïques,des choeurs majestueux, les deux rangs de fans postés frontstage sont aux anges.
Le secouant 'Break the silence' tient la route, 'Triniy' la plage donnant son titre au précédent album démarre sur un gimmick piqué aux Who ('Baba O' Riley'), tu commences déjà à sentir le côté téléphoné du produit.
Du hard destiné au supermarché, faut pas effrayer les ménagères.
Un siège retient ton attention, tu écouteras la suite distraitement,le boursouflé 'Fly away', l'Iscariote rock 'Just like Judas', 'Jerusalem sleeps' et ses sonorités indiennes retiennent ton attention, puis on retombe dans le rock ampoulé avec 'Time to breathe', time to have a Jupiler, je reviens dans 5 minutes, ' Wings to fly' pour Icare, 'Great Unknown', une ballade 'No holy man' et 'Unbreakable' qui ne casse rien.
Il y avait une vingtaine d'acharnés face au groupe, ce sont les seuls à avoir désiré un rappel.
Trois platitudes supplémentaires: 'Judgement day' - 'Evil and divine' et 'Angels and demons'.
Amen!

30' de retard: Gun Barrel!

 
 
Des Allemands ayant bien  choisi leur appellatif!
Gun Barrel naît à Cologne à la fin des nineties, a sorti quelques neuf plaques, certaines désormais introuvables, le dernier effort ayant pour nom 'Damage Dancer'.
Chez Merkel, on affirme:  GUN BARREL bestachen mit einer hochklassigen Bühnenshow und kompromisslosem Dirty Metal Rock'N'Roll....
Et effectivement, on peut affirmer que le canon de pistolet a répondu à toutes les attentes.
La poignée de spectateurs étant restée jusqu'au terme du festival le confirmera: ces mecs c'est la Classe!
Leur facebook annonce le line-up suivant:  Patrick Sühl — Vocals (since Brace For Impact)/ Rolf Tanzius — Guitar (since Back To Suicide)/  Tom "Tomcat" Kintgen — Bass (since Bombard Your Soul) et Toni Pinciroli — Drums (since Battle-Tested).
Aber,  Toni ne foulera pas la scène bruxelloise, il est remplacé par Kevin Kott (PANTALEON, AT VANCE, MASTERPLAN).
Un soundcheck douloureux, le micro de Patrick lui envoie des décharges pas catholiques dans les gencives dès qu'il gratte sa six-cordes, il en a vu d'autres, ce preux Germain!
'Damage Dancers', du hard/heavy pugnace faisant passer  Eden's Curse pour une bande de lopettes molles.
Rolf, le Viking à la gratte, est impressionnant, la basse/ guirlandes de Noël de Tomcat  imprime un rythme soutenu et le remplaçant frappe comme un abatteur des halles.
Quant à Patrick, c'est la bête de scène dans toute sa splendeur.
Brussels, if you get louder, we get louder, too...
Promesse tenue, 'Front Killers', 'Dancing on torpedoes' aux saines effluves Motorhead secouent salement, et avant de poursuivre, le shouter invite ceux qui se promènent sans Nikon, Canon ou Pticon à lever haut les mains pendant 'Roll of the dice'.
Nouvelle invective, come closer, au dessus de nos crânes, les 'Vultures are waiting' qu'on crève pour nous bouffer tout cru.
For the bikers,'Brother to brother', petit exercice solitaire du mercenaire à la batterie, puis vient le monstrueux 'Building a monster'.
...I 'm building a monster to clean up this mess
The streets must be ruled hard as nails...
Un message politique qui va pas plaire à François Hollande.
Une guitare pour Herr Sühl, 'Back alley ruler', suivi par le redoutable 'Big Taboo'.
Aucun  temps mort, 'I'm alive', personne n'en doutait.
Dis donc, c'est la seconde fois que je ramasse une de tes cymbales, maladroit!
On continue à fond sur le champignon, 'Bashin Thru', 'Outlaw Invasion' et 'Lonely Rider'.
En plus d'assurer comme des bêtes féroces, ces Aryens ont le sens de l'humour ( don't you think that when I speak in German it sounds as if I were gay...) on n'a pas vu le temps passer, ils nous proposent une dernière tuerie: 'On the road again'.
Une performance éblouissante ponctuée par un double rappel: le speedé  'Back to suicide' et 'Battle-Tested'.

Merci le Road to Rock!

 
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